Un rocher sous l'orage
Sombre sous la nuit des âges
Arrogante comme Venise
Et ne sombrant pas* ;
Une fenêtre dessechée
Un ciel extenué
Et qui pleure d'avoir tant ri !
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photo : À la maison
* Facile à 200 km de la mer.
PS : Il pleut en ce moment en Nouvelle-Zélande ?
lundi 6 juin 2011
Fluctuat Nec Mergitur*
lundi 30 mai 2011
N'écoutez pas l'Architecte.
C'est un consensus radical, négociable et sans compromis.
C'est une unité multiple.
C'est une trouvaille d'invention ; une merveille de banalité ; une réflexion sensible !
C'est une forme superficielle, un renard qui parle des formes, qui parle du nouveau ou du beau.
C'est une ville qu'il oublie sur son chemin.
C'est une légende à recréer...
Je le préfère presque opportuniste.
Je le préfère accroché à ces idées, traversant Paris sous la tempête un cutter à la main, je le préfère trouvant son bonheur au gré de la grande Astuce, du moment précis et du lieu présent.
Je le préfère en cauchemars, la tête dans les étoiles au petit déjeuner, un pdf remontant par les orteils.
Je le préfère dans les lignes des jambes, je le préfère dans les couleurs dans le gris, dans les calques. D'un schéma à l'autre, voguant à travers les hommes, les âmes et l'informatique.
Je l'écoute tapant sur son clavier en pleine nuit.
Je l'écoute dériver de son sujet, inventer.
Je l'écoute nageant en pleine ville.
Il prétend inventer quand il ne fait que copier.
Il prétend référencer le jour où il a tout inventé.
Il prétend savoir.
Il ne sait rien. Il cherche, il tatonne.
Et en tatonnant, on trouve des cristaux... Et parfois, on réussit à ne pas les casser !
Raconté par
Nicolas Bouby
vers
01:38
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écho(s)
thèmes et choses : ce matin j'ai bu un verre d'eau, nocturnes
Ancre
Ancrés,
On ne le devient pas.
On l'est devenus.
On est apparus, et puis pouf pouf, on est retenus.
Ancrés.
Sous la gloire et l'épique, le rire est un refuge bien apaisant.
Comme les sourires.
Comme la vie ouverte sur la table basse, découpe-t'en une tranche, on est entre amis, on partage. Ne serait-ce qu'une ouverture d'âme, une anti-balise, une amphore de légèreté.
Alors, ancrés, pourquoi pas.
Ancrés sur un doux nuage à la dérive.
Ancrés et enlacés à nos sourires...
---
En cet instant, je me dis : si c'est la dérive ou la chute libre... Je choisirais celle qui sourit le plus !
Bonne nuit à ceux qui nuitent, beaux rêves à ceux qui rêvent, jeunes espérances à ceux qui jeûnent !
Nicolas
image : Merci à Lorenz et à tous les Cadencés du SP22 pour ces cubes dormants, pour ces marchands de sommeil !
Raconté par
Nicolas Bouby
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01:22
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écho(s)
thèmes et choses : nocturnes, sens de la vie
jeudi 11 mars 2010
Guique-Sur-Mer
Jeunes antidormeurs
Fanfarons mégaoctets
Fêtards binaires,
Nous voilà Technilogifiés
Ensemble,
Sur nos lettres de messages virtuels
Et pourtant...
On les voit.
C'est approximatif, c'est intercompréhensif, c'est tout sauf scientifique ce que je vous raconte là, c'est inconcret, pire,
humain,
Mais c'est pourtant la science qui me véhicule à toi,
Leur technologie qu'on nous a vendue en boîte, prêt-à-surfer, prêts à se comprendre sans se voir ni s'entendre.
Ou pas.
Et les blogs, bien entendu, c'est du passé,
Sur France inter, on n'entend plus parler que de Twitter,
France Inter la référence, quelle différence ?
Pourtant personne sur Twitter, où est le monde,
Tout le monde le sait,
Le trombinoscope a eu bien du succès.
Alors noir rouge, les anciens blogs survivent toujours,
Surpassés dépassés,
Un monde virtuel on dirait,
Un monde qui ne les mérite plus,
Et réagir à foison tout tout tout,
Exprimons-nous exprimons-nous encore
Encore faut-il dire quelque chose,
Alors ne faites pas comme moi,
L'absurde, c'est du passé,
Profiter de serveurs gigantesques et polluants,
Gratuits, publicisés,
Pour raconter des riens
Beaucoup de rien finalement
Et tu sais, pendant ce temps, on meurt à la Nouvelle Orléans,
À Port-Au-Prince, à La Rochelle, et au Chili éventuellement,
On meurt et nous on écrit pour nous,
Pour moi,
Pour toi peut-être,
Rien que des inepsies et des
"Qui sait, peut-être."
Youpi luxe,
Grâce à toi je peux passer des nuits blanches sans logique,
Des nuits sans noirs virtuels,
Et puis surtout... toi aussi.
dimanche 7 février 2010
the Other city
Dans les temps extrêmes
Limites infimes
De connexions fatiguées
Neurones décalés
Foule dans les bonheurs en commun
Qui se presse
Paris - Londres
Ou juste Paris finalement
Concertitude acerbe
L'ensemble mieux que le voyage peut-être
Le n'importe où mieux que le loin surfait
La vie enfin
Qu'on prend de plein fouet
La vie sans sommeil assez jamais
La vie débordante qui est déjà toujours
Presque le lendemain
Comme aujourd'hui je ne dépends plus que de demain matin
Et le matin c'est quand ?
Quand ?
Revenir enfin
Ecrire en vrac
L'une ville, l'autre et les deux en même temps
Car finalement le monde s'écrit partout
Partout où le sommeil est parti en vacances...
dimanche 29 novembre 2009
Endimanchements
Je vous ai pourtant déjà parlé de ces dimanches après-midi, non ?
Comme un air de guitare triste et magnifique,
Comme un réveil qui n'arrive jamais,
Comme un paysage indiscible et pluvieux,
Comme un deuil sous le léger soleil de février,
Comme une mélodie d'accords mineurs et saturés,
Comme un état d'urgence abstrait,
Comme une voix douce qui ne cesse plus de parler,
Comme un ouragan invisible, inaudible,
Comme une mine d'or exploitée, exploitée,
Comme une musique qui n'arrive plus à s'arrêter,
Et pourtant elle sonne faux,
Comme une musique qui n'arrive plus à s'arrêter,
Et pourtant...
samedi 28 novembre 2009
Tout n'est pas perdu...
samedi 31 octobre 2009
Ralgamaziel
La double potentatoire de vérité endormie disparut soudain,
Et c'est alors que tout commença.
La magie des Aristophènes,
La mémoire des hésitations,
La frénésie des acouphènes,
La superposition des lampions,
La bellamie des temps-en-temps,
Le sourire des fuites en dedans,
Le rythme des obscures clartés,
Les étoiles des yeux argentés...
---
Bonnes terreurs, bonne nuit,
Nicolas
photo : 29 octobre 2009 vers 10h40, dans le transilien (ligne L)...
lundi 12 octobre 2009
Mistake Time Tonight
Raconté par
Nicolas Bouby
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thèmes et choses : ce matin j'ai bu un verre d'eau
dimanche 6 septembre 2009
Jamais entendu parler des Bouatlaoui
---
Nicolas
Raconté par
Nicolas Bouby
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16:48
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thèmes et choses : sens de la vie
samedi 5 septembre 2009
Hop, hop, hope
J'étais à pas perdus
Dans une colère de sirènes
Espérant si proche de toi
Ecouter tes rêves les plus insolents
Tes espoirs ascendants
Et te dire que c'était espérément simple
Après tout
La vie nous tend la route !
---
Bonne rentrée à ceux qui rentrent !
(et bonnes sorties à ceux qui sortent, au passage !)
Nicolas
photo : Aran Islands, 25/08/09
Raconté par
Nicolas Bouby
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00:51
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thèmes et choses : nocturnes, sens de la vie
samedi 22 août 2009
Translations
Solitude soudain
Je ne te supporte plus.
Les "empty spaces" si ennivrants
La démesure juste géographique
Les forêts d'altitudes improbables
Les rencontres sauvages inespérées
Les hasards de voyages
Les pannes d'huiles et le compteur d'essence
Les square miles
Et les miles et les miles tout court
Et d'un coup je ne supporte plus la solitude de la foule urbaine
Voir Être
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Vivre pour ne pas avoir le temps sans fin de la mélancolie
Just share
Le bonheur est sûrement quelque part par là !
Raconté par
Nicolas Bouby
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thèmes et choses : carnet de voyages, loin de tout ?, nocturnes
jeudi 9 juillet 2009
Ultratemporelles
Le froid dans l'air brisait
Azur rouge de blanchitude, et Pan,
Traversée du Néant que j'attendais
Depuis bien longtemps :..
C'était l'ouragan
De glace, immobile, et sanglant
Quand un jour, était-ce sous la neige, sous l'alcool ou sous les bourgeons ?
Sous l'effet d'une pacotille pensante
L'avenir s'avançait sur tes parois tremblantes
Et le vent était bleu
bleu-Oiseau-blond
---
(06/01+09/08 )/09
Bons calculs aux bacheliers.
Nicolas
vendredi 26 juin 2009
Mises en scènes
Ces jours-là sont trop longs pour être honnêtes de toute façon
Et la foule trop nombreuse pour être si heureuse
Finalement quel dommage
Que je n'aie ni courage ni talent
Je n'ai même pas dix-huit ans
Et j'irai jusqu'en Castille
Pour être sur la route, n'importe quel désert ira
On aura toute la force de notre soif
Et de notre jeunesse sans fin
Pour avancer
On aura toutes nos peur et toutes nos maladresses
Pour sourire et marcher
Alors, à défaut de courir à jamais dans les prés
Alors juste voyager...
Raconté par
Nicolas Bouby
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00:48
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thèmes et choses : à l'aventure, nocturnes
mercredi 17 juin 2009
Back is Bac... Ou inversement
Bientôt le long filet de la liberté t'enlacera
Et tu resteras planté sans bouger
Ton corps dépassé par ta puissance (ton ça)
Ton esprit dépassé par ta liberté
Les lumières fuseront partout autour de toi
Tu les distingueras avec ton visage vaguement coi
Et tu essaieras de les prendre enfin dans tes mains
Quand il n'y avait que tes yeux... si malins
Et tu essaieras de voir ce que tu ressens dans les deux
Et tu essaieras d'avancer un pied vers l'avant
Tu essaieras de marcher à travers ton univers un peu mieux
Et ce sera presque déjà comme dans le temps
Bientôt déjà tu cours et oublies un peu ton bonheur
Tu roules tout droit sur une autoroute espagnole
La musique à fond et le ciel bleu partout à toute heure
Et l'Espagne ne sera plus simplement le rêve parasol
Mais ta Route
Et mine de rien dans tout ça
Tu pourras sourire... Et tu le fais déjà.
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Bonnes dernières heures de révisions à tous ceux qui révisent.
Merde aux autres.
Oups.
Nicolas
dimanche 14 juin 2009
Chanson limite
mercredi 10 juin 2009
Novembre
Ces soirées de pluie,
Malheur rassurant, on les aime,
On n'a pas le sourire mais on est rassurés d'être à l'intérieur et les larmes aux yeux ;
On perd l'enthousiasme et alors tout va bien,
Sans le sourire on imagine, sans le sourire on y croit bien peu,
Défaite, se disant qu'il n'y a qu'elle, Défaite ;
Et quoi d'autre ?
Il y a bien entendu le petit bruit des gouttes contre la vitre,
Le frais quand on approche sa main un peu plus près du dehors,
Ce monde sauvage,
Alors on pleut, on pleut des cordes puisque l'extérieur est aussi triste que nous,
On pleut parce que rien ne s'envole ni gouttes ni âmes,
Rien ne va et c'est normal, d'ailleurs on n'y pense même pas
Au soleil à la lune qui les a vu, qui les voit ?
On n'y pense même pas il fait sombre, il pleut et c'est normal,
Et les larmes aux yeux c'est normal, c'est juste dans le ton, dans le temps
De cette musique, et il y a bien entendu
Nos doigts tapant sur le clavier comme pour imiter les gouttes
Les tapeurs de vitres et tapeurs de mots,
Car il n'y a que le rythme, celui de la tristesse évidente et des espoirs forcément déçus
Et quand une lumière apparaît ce n'est sans doute qu'un leurre
Car finalement c'est tellement plus simple alors si simple
Rester un peu désespéré
Ca nous donne une excuse et la vie,
Cette faucheuse de rêves, on l'oublie ;
Et puis il y a bien entendu, tous ces cliquetis excitants,
Et qui ne s'arrêtent plus et qui ne s'arrêtent plus,
Qui suivent nos pensées plus vite que la raison, la raison
Où est-elle encore passée celle-là ?
La raison de mon impatience, la raison de ton inconstance, la raison de son départ et celle de son arrivée ; La justice
Qui ne justifie rien
La justice et le temps :
Car tous les vivants naissent, meurent, pleurent
Sauf ceux qui n'ont pas le temps de pleurer
Et bien entendu, ceux qui n'ont pas entendu les gouttes
Les gouttes tapant contre la vitre, ceux-là
Qui ne pleurent pas
Et la musique entrainante de la tristesse coutumière
Elle revient ; elle finit toujours ici celle-là
La tristesse coutumière
Celle des soirs de Novembre,
Novembre, cet envahisseur,
Le voilà en janvier le voilà en septembre,
Le voilà en avril et en mai et en juin,
Bientôt on verra Novembre en été,
Novembre va où il veut, il a sans doute
La carte Navigo 6 zones, la boite de vitesse de Pandore,
Et les bottes de sept lieues,
Et Novembre est si peu ;
Si peu d'arrêter d'écrire, si peu
Si peu d'arrêter de lire,
Et de boire et de vivre et de rêver enfin,
Si peu de s'arrêter un instant,
Si peu de s'évanouir,
Et je cherche Novembre et où est-il passé,
Et je cherche à enfin à nouveau
Désespérer
mercredi 3 juin 2009
Visions de rêve et rêvision (II)
Sombre noir doré du jour qui attend l'infini ? Minute épique toute emplie d'inconsens !
Mais attends ! Attends le jour, celui où il fera nuit. Attends ce tantinet, et cette fois-là...
Le sens disparaîtra, une fois de plus il ne sera... Plus là.
Mais quel intérêt, tout ce non-sens ?
Mais quel sens à l'absurde de ce qu'on pense ?
A mon avis, on peut en profiter : rêver tranquille cinq petites minutes.
Le jour j'attends la nuit. La nuit, j'attends un tantinet que la nuit continue.
On peut toujours imaginer, tout est libre et libre et libre puisque rien n'a de sens et rien n'encense.
Et projeter des éclats de pensée au bord de l'eau, pourquoi le faire ?
On comprend pourtant et malgré tout l'intuition. On comprend l'impression.
Ca nous rassure , cette complicité dans ce flou un tantinet brumeux...
Ca nous rassure mais rien n'assure pas même un peu !
Rien n'assure un regard, même un regard virtuel : tout est bien établi, tout est bien compris mais rien ne vaut bien rien.
Et si rien ne vaut rien, tout se vaut et tout va alors bien.
Bien comme les autres reflets... Eh oui, bah, forcément.
Bien comme les co-lecteurs un tantinet peu intéressés, et qui ne quittent pas leur savon, leur bulle-passion.
Car la bulle passion, elle aussi vous secoue de couleurs, de traits d'esprit et de chair et de sang.
L'inconsens absolu, ce n'est pas ça non-plus.
Les thèmes et les ambiances un tantinet ancrées progressent, ils s'ancrent et ils passent, et on s'ancre, et on y laisse chaque fois un cheveu, et ils passent.
Un cheveu de chair ou d'esprit ou de coeur.
Un cheveu d'Être Soi, pas un cheveu de soie...
Mais tout compte fait, ce n'est pas ça que j'attends, ce n'est pas ça.
Tout compte fait, n'est-ce rien?
Les aiguilles ne comptent peut-être pas.
La piqûre compte-t-elle au moins pour rien ?
Ou inversement peut-être ?
Comment savoir...
Et pourquoi toujours savoir... Un tantinet peu savoir ?
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Bonsoir
L'haut, noir parce que l'haut, c'est loin, c'est vide, c'est l'aperçu du big out one et c'est pas 'n hydre.
Bonne nuit (tout compte fait).
Nicolas
photo : Seine reflections.
texte : réécrit le 17 juin =) parce qu'il était pourri =)
lundi 25 mai 2009
Non-contradiction insuffisante
Pas besoin de vous l'expliquer deux fois, à mon avis.
Bonne soirée, et pensez-y :
Contrainte musicale et vocation halogène, deux types de devoir aléatoirement échantillonnés.
Nicolas
photo : samedi soir à Paris.
texte : désolé Hegel, à qui j'ai dérobé 95% de la phrase... ;)
jeudi 21 mai 2009
Limerick e7 D C b
There was a white bear in India
Who really wanted to work in media
A hundred-volt battery
Made so much electricity
That he definately stayed in India.
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Ne cherchez pas la logique.
Bonnes révisions.
Nicolas
photo : sur la côte nord galloise.