mercredi 31 décembre 2008

Revanche

ou Critiques Constructives III



Essaie de pas faire un truc littéraire ! Si c'est littéraire, c'est que tu mets des trucs dedans là... Des sentiments... C'est nul.

From : "Woods"
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C'est le nouvel an presque et tout, toi questufais tu ecris encore des conneries ! Mpffrr ! Grlluriou !
Grlluriou donc quoi merde !

From : "Cendrillon"
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Arrête tout de suite, t'as du boulot !

From : "Tusaistrèsbien!"
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Mais, monsieur ?
S'il vous plaît, excusez-moi...
J'ai une question.
Oui, bon, alors...
Heu... C'est quoi un Grlluriou?

From : "NonA2009!"
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Et puis... De ma part aussi...
Bonne A...
Heu non.
Bon réveillon ce soir :-D !
Et adieu 08

One Last Time



































Bonne très courte fin d'année à tous.
Vraiment.

(mais qu'est ce que c'est que ces messages ! Pfff...)

Nicolas

photo : lever ou coucher de soleil ?

dimanche 28 décembre 2008

les Ruines et l'Empire

(et aussi le Père Noël)


Le Jour se réveille, l'Empire se lève.
Il fait froid.
Peu à peu, les mille colonnes s'alignent dans la lumière bleue du matin.
Mille ans de marbre et de poussière.
Partout les mêmes rituels.
Chacun vit pour soi, la civilisation est bien gardée et les oiseaux attendent tranquillement sur leurs branches.
Seuls sont les vagabonds.
Ils sont chacun entourés de colonnes, d'une montagne à l'autre, vivant la solitude comme le vent vit l'océan.
Et ils regardent se lever de soleil sur les ruines. Qu'est ce qu'un Empire alors?
Comme un édifice, on le construit pour qu'il s'effondre.
Les voyageurs n'ont que peur des lourdes pierres.
Et la puissance n'est qu'un instant, et le temps est le maître.

Et même l'or n'est pas le même pour chacun :
La veille de Noël, soirée si triste pour les solitaires !

lundi 8 décembre 2008

La vie, ça pique les yeux !...


Après le jour des clémentines,
Nuit de mathématiques et soirée philosophie.
Rythme accrovenant, confusions mélangineuses,
Homonymages spongeangieux, dangerosités grammaricales
Et approximations médiséminales !




Et je souhaite
Bon repos à tes yeux
Ensoirés
Ensablés
Enmanquedesommeillés


Nicolas
photo : sur une colline près de Cherbourg, fin octobre (oui ce sont des oiseaux, non ce n'est pas Hitchcock)

vendredi 5 décembre 2008

Logique Appliquée Expérimentale


Bonjour à tous.

Élèves de Terminale soyez attentifs, aujourd'hui nous allons procéder à une démonstration par récurrence.

Très bien. Nous allons donc démontrer la propriété suivante : le monde n'existe pas. (P)

I. Initialisation
Selon ( la Création, Genèse, Ancien Testament, la Bible* ), "Au commencement l'univers était désert et vide. L'Abîme était recouverte de Ténèbres."
Or selon le théorème du rien-du-tout**, l'abîme <=> l'absence de monde.
Donc (P) prouvée pour n=0. Initialisation vérifiée.

II. Hérédité
On suppose (P) vraie au rang n [le monde n'existe pas à l'instant n] . On cherche à démontrer (P) vraie au rang n+1.
Or, selon Lavoisier et les bases de la chimie moderne, "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme", donc la suite n'est pas arithmétique.
Or comme on a 0 au rang n, au rang suivant il y a toujours 0. Autrement dit, si on perd rien et on crée rien, en partant de rien on va pas arriver à grand-chose !
Donc (P) vraie au rang n+1. Hérédité prouvée.

III. Conclusion
(P) vérifiée : le monde n'existe pas et toi non-plus par analogie !


---
C'était trop facile cette question. Pff.

Bonsoir.
Nicolas

photo : un chaptalien arbre de gris matin.
* un best-seller éditorial pour les trois religions monothéistes majeures.
** voir "l'Abîme" dans le dictionnaire :-P

dimanche 30 novembre 2008

Au soir de la tearennie grouillante


Salut.

A moitié sur les Grandes Aires d'Engloutissage Internationales, à demi parcourant les montagnes colombées des rêveurs-apprentis-packeurs-puis-voyageurs, un troisième et dernier semi tergiversant sur la nécessité comprise de l'humour dans l'art de combattre sans frapper, Arnaud réfléchit.
Combien de métros faudra-t-il prendre, pour avoir le temps de penser la foule et d'écouter leur silence massif jusqu'à la comprendre?
Combien de tours du monde pour comprendre son chez-soi ?


Faut-il un seul lombric pour versifier ?

Une seule vache pour vociférer ?


--
Hum, oui, désolé..





Bonne semaine.
Nicolas

photo : hier soir, cour de Rome

jeudi 27 novembre 2008

Sourire et mains gelées

ou :

Pourquoi ne pas dessiner un gracieux oiseau turquoise dans une cave fruitière, bien au chaud sous les dédales de Montmartre, village oublié sous la neige d'une éternité saisonnière ?




Et j'entends accourir les philosophes : "Mais qu'est ce que desssiner ?"

Et j'entends arriver les psychologues : "Quel est ce turquoise, quel est cet oiseau ?"

Et j'entends galoper les analystes : "Mais quel est le sens de cet oxymore en fin de phrase ?"

Et j'entends s'envoler les rationalistes : "Existe-t-il vraiment des caves fruitières ici-même ?"

Et j'entends protester les biologistes : "La neige est-elle vraiment le milieu naturel de cet oiseau turquoise ?"

Et j'entends crier les urbanistes : "Un village ! Quel village ?"

Et j'entends s'exaspérer les mathématiciens : "Vous n'avez rien démontré !.."

Et j'entends rigoler les tolérants vagabonds : "Vous me rappelez des temps de voyages passés.."

Et j'entends s'ennuyer les si sérieux lycéens : "Quelle est-donc cette insensée... Connerie ?"

Et j'entends rêver les poètes involontaires...

---





Et ce soir, mangez mangeons, dansez dansons, sautez courons !
ET pas de doute !
Au pire mangeons une clémentine à nos risques et périls, car l'oiseau du dessin chante, et tout va bien.

Ce soir l'aciduité acidulée des agrumes rêveurs est encore plus inutile aux yeux de la raison : c'est le bonheur.




Et ce soir, j'entends un texte muet souhaiter bonne nuit.

photo : Bd des Batignolles sous la pluie de Noveeeembre :)

dimanche 23 novembre 2008

Dark Distanced Rain


I don't know why I want to write in English tonight.
Ich weiB nicht, warum ich habe das auf English geschrieben, und auch nicht warum ich jetzt diese Setze auf Deutsch übersetze.
A teras po slovensky ? Ale to nie ny presne. Nie vady. Urobim "ako ze" ako hcem ! Nieviem prestne ako sa to pisa, a tu nie su akcenti... Ale nikto nieruvoruie ai tak po slovensky ! Ale ano, pet malych piv prosim, a este cucorietky !

Attention, jeunes lecteurs alarmés. Ca pourrait être encore pire si je mélangeais.
Nach dieser language sequence, which makes me think nikto niebude verstanden at all, je pense, dass to sa nie oplati beginning in Ch'timi zu sprechen. A to ai tak nie viem, compared to lots of Franzose.

En insistant comme je viens de le faire sur le fait qu'une population potentielle extrêmement faible peut comprendre cet article, I just would like to conclude that all in a most absurd way :
Pre slovaci, som len povedal po anglicky ze sa to bude koncit :
donc lim e^(-y'+7y+2-i) - (3x)^(3x^2) = 0
_ x -> -oo

Ou pas.
En fait j'en ai keine Idee... at all.

Dobru noc, ahojte !
Nicolas

vendredi 21 novembre 2008

Sprint contre l'Horizon


J'étais, un matin, à Montmartre, sous une fine pluie
Un petit Paris peint gris, gris et gris-bleu
Sans intérêt, peut-être, mais pas si Ennuyeux
Sur le pont surplombant le cimetière, les gens allaient-venaient,
Allaient, gris comme le vent
Ils s'amassaient, couraient d'une nuance à l'autre
Certains dans leurs voitures, pour l'air impur, d'autres dans leurs chaussures (là c'est plus dur),
Et en descendant Place Clichy, l'ambulance filait, c'est sûr
D'une vie à l'autre, certains diraient d'une mort à l'autre (d'un océan à l'autre ?)
Et le petit poucet attendait juste ses amis perdus,
Juste en face de la vieille librairie de Paris, cossue
Et finalement, j'avançais calmement avec mon petit papier raturé
Me dirigeant, moi aussi
Vers la suite des feuilles tombantes
Vers la fin de Novembre
Vers le printemps
Vers l'heure qui suit
Vers l'imprévue rencontre

Ou peut-être
Juste vers une vie


---
Ou sinon, ca aurait pu être :

Vers le soleil, vers la Nuit, vers l'aube grise, vers toi, j'espère, vers le bord de l'horizon, le bout du Monde, Vers l'Hiver florissant, vers l'été angoissant, les motifs apeurant, les déchets reluisants, les Mots, les mots qui passent, blancs, les pensées rouge Sang, les apostrophes, les chutes, les gloires les montagnes, la fine fleur violette et les violons d'argent, les sabres de platine, l'acier coquelicot, dix poèmes timides, les amours débutants, les arômes affolants, les astres estropiant, les images d'éléphants, vingt mille lieues en Mer et quarante cinq lieux communs, une enfant de trop au monde, et cent trente huit navires... Je me dirige vers un crépuscule glaçant, sans farouche opposant, un bougre, armé jusqu'aux dents, de denses armées, flagrant, des dents armées bougrement, et une ardente bougresse, vraiment, des gamins qui se répètent, des vieillards qui courent, depuis antan, un Bataillon de fées, un Régiment vampirique, des spectres féériques, amants fantomatiques, une rudesse classique, paresse dityrambique, et quinze ans de misère pour parfaire une panthère.

Bonne soirée.
Nicolas.

photo : oh oh oh ! j'l'ai prise dans l'métro

vendredi 7 novembre 2008

Sombres Jours



Je me souviens, quand le monde était clair
Je me souviens quand il y avait du jour
Et on voyait le sol, on voyait les visages
On voyait même le ciel, et on voyait la Terre.
Je me souviens du soleil, le truc qu'on voyait pas
Il fallait se cacher les yeux, mais... C'était quand même beau.

Il y avait des gens dehors, même souriants
Qui rêvaient, qui vivaient :
Ils ne marchaient pas seulement

Il y avait des heures, des heures de lumière
C'était presque ennivrant
Mais je pense qu'on vivait, on vivait vraiment...

Le temps n'était pas si amère
Je crois que je pouvais parler avec mes sentiments
Il ne fallait pas courir ; Penser n'était rien de si austère.

Mais, cher confrère, nous voici dans le noir
On nous dit qu'il faut ne pas s'arrêter, ne pas s'arrêter
Continuer de courir, d'apprendre, d'aimer.. Travailler, de se presser
Continuer, se maintenir, courir, courir et même si on est frustrés
Avancer le matin, avancer sous les nuages dans le noir,
Avancer, on ne peut qu'aller un peu plus loin, un peu plus loin
Un peu plus vite, et tout réussir comme prévu, car on est préparés
Car on se prépare, chaque nuit, chaque nuit que sont ces jours
Si longs et trop rapides, trop transportés
Tellement vite que les lieux où l'on vit, les lieux noirs
Perdent de leur importance, dans le brouillard
La vie accellère, suis, suis-la et cours, ne te laisse pas faire
En revanche écoute-nous, nous, nous te dirons qui ne pas écouter
Suis et calcule, plus vite, le monde a besoin d'une vérité
Calcule une vérité absolue, Voilà une lampe et
Oublie surtout que dehors il fait
toujours
noir




---

Et un truc qui m'a un peu remonté le moral :







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Et désolé pour tout ça, je sais pas pourquoi je continue à poster les textes les plus sombres.
Bon bac d'athlétisme à ceux qui le passeraient demain !! :-)
Nicolas

photos : il y a environ une heure, au lycée Chaptal et rue Boursault

jeudi 30 octobre 2008

Bientôt Noël


Mine de rien?




Voilà, c' était beau en attendant...
Maintenant du moins merveilleux, plus épique :




Retour à Elfman dans un film beaucoup plus sombre... A ce que je me souviens, je l'avais vu au cinéma à sa sortie*...




Et une sonate mythique, si belle, si triste, la lune perçant le noir nocturne...





Comme tu commences peut-être à t'en douter, cet "article" va être constitué principalement de morceaux de musique.. Non, ce n'est pas excessivement grave, en effet. ( Sauf pour toi, petit(e) malin (maligne!) qui étais venu(e) surtout pour lire des conneries sans loi ni foie ni estomac ! )


Enfin pour changer très radicalement... Et nous repolariser/enthousiasmer l'esprit...
Du rock&rooooooll.




Et autour de l'horloge...




Et maintenant, du paysage, de la route, du voyage, de l'immensité, de la folk, quoi.
Et un ouragan cette fois-ci :




Des débuts de la saturation...




Du mythique, du retour...




Et changement de registre complet pour finir avec de l'électro... Surprise, c'est un retour à Elfman...




Tu écoutes trop.

Une fois de plus, j'aimerais souhaiter à tout le monde une bonne soirée en attendant Noël.
Nicolas

photo : il y a trois jours.
*La Planète des Singes, de Tim Burton, en 2001, la date explique mon manque de souvenirs précis... Si on l'explique... S'il est utile de se justifier... Si tout n'est pas vain... Bref, arrêtons la philosophie, salut !

mercredi 29 octobre 2008

Montagnes noires en vent de mer


Hep'

Avant de lire la suite, trouve une écharpe et garde là à coté de toi.

Bien.
Alors salut à toi, voyageur trans-toilleux quasi-stellaire et pré-hivernalement abrité de l'exterieur soudainemant
si frais de si bonne heure !

As-tu dévoré des clémentines ces derniers temps ? Profites-en, bientôt l'idéal intervalle temporel (et spatial* ) passera comme une ombre verte et citrique au-dessus de quelques territoires, si signifiants à nos yeux, de notre ridicule planète.
Eh ouais.
Wha, compliqué la vie, mec.
Mais non, ne panique pas, du calme, du calme ! Ce n'est qu'un nouveau né parmi les délires abscons d'un personnage (malheureusement pour certains lecteurs désolés et commençant à perdre espoir) récurrent de cette zone du réseau.
Ouais, ça veut dire moi.
Woh, yspran pour qui l'aut' ?

Maintenant, l'affaire se corse.
Imaginez le mont Ghazâd-Dûn-Midün-Khobu-Taînjh-Krëvhhla-Dâl à la mi-janvier, dans la tempête.
Et c'est là qu'intervient l'écharpe !
Avant d'attrapper un over-rhume par dessus celui que chacun d'entre nous a déjà ces temps-ci, attachez-là solidement autour de vos articulations acromio-claviculaires, en évitant, dans toute l'étendue de la mesure, si vague soit-elle, du possible, de vous étouffer sur-le-champ. A moins que ledit sujet et lecteur (et enfileur d'écharpe) ne se sente dégouté de la vie, à un point objectivement très difficilement supportable, par sa lecture du moment.
Mais espérons que ça n'en arrive pas jusque-là, alors, énoncé de façon nettement plus prosaïque :
Don't SUICIDE.

Comment, incorrect ?







Et bonne nuit aux survivants.
Nicolas

*
difficile, à ce que m'énoncent les maigres connaissances humaines qui m'ont atteint dans ce domaine, de trouver des clémentines sur Alpha du Centaure.

Photos : le 27 octobre, avant-hier donc, sur la côte nord, sauvage, du Cotentin.
Elles sont beeeelles, heeeing ?

mercredi 22 octobre 2008

the West is the Best


Bonsoir.
Bienvenue à cette soirée exceptionelle de lecture d'articles bizarres sur le blog absurde d'un gars qui aurait aimé écrire beaucoup de trucs, si ridicules auraient-ils pu être, ce mois-ci, mais qui en fait a subi quelques embûches et qui, par conséquent, dans un soirée tombante bien fraîche, où il ressent de plein fouet l'attente des vacances de la Toussaint, se lance dans une phrase sans fin qui fait office d'introduction, quoique le mot est un peu fort, voire trop, disons d'en-tête humble à ce qui va s'avérer être un nouvel article sans idée de départ, ni d'ailleurs d'idée de fin, fait qui pourrait s'avérer, à moyen ou long terme, bien que ça dépende de la longueur du terme, et de vous aussi, assez lassant.




Ce soir j'aurais bien envie de prendre mon temps, après ces habitudes de stress parisiennes écrasantes, et c'est une des raisons qui me poussent à ralonger ces phrases à l'infini, un infini certes très relatif, bien que l'idée commence à s'introduire en moi que cet exercice va vraiment s'avérer périlleux pour l'attention de mes rares lecteurs et qu'il paraît donc logique que je trouve quelque chose de notable à dire...

Alors je remonte de quelques mois dans des archives en ligne, et je me souviens qu'il y a certaines choses qui ne doivent pas arriver trop souvent. Créer un blog, par exemple.

Alors je remonte de quelques années dans la mémoire des disques durs, et je me rends compte que le temps passe très très vite depuis quelque temps. Et même l'âge commence à avancer en oubliant de raccourcir les impatiences, on dirait !

Alors je remonte jusqu'à l'enfance dans des albums photos, et je cherche un moyen impossible de retrouver le territoire merveilleux que je voyais autour de moi en 1996. Pourtant, je cherche, et des indices me soufflent que j'aurais pu y laisser un pied si j'avais su...

Sartre dirait peut-être que je dois assumer les conséquence de mon choix devant l'humanité, car il est mon reflet, mais faut-il préférer écouter Engels, qui me destine à continuer à subir les lois de l'univers du début à la fin de mes jours ?
















Une fois de plus, je souhaite à l'humanité* une bonne soirée.
Nicolas

* à défaut de l'atteindre, je te le souhaite déjà à toi.

photos : dimanche 19 octobre, journée ensommeillée

lundi 6 octobre 2008

Y a comme un flou dans le temps


Bonsoir.

Nous revoilà en noir et blanc. Nous revoilà à traîner sur internet en écoutant une musique entrainante, nostalgique. Et voilà le truc avec les musiques nostalgiques : elles fonctionnent.
On nostalgise, on regarde des photos, on revoit la vie en noir et blanc.
Bah oui, parce que le passé, c'est bien.
C'est mieux, dans les soirées nostalgiques et rabattues sur soi.

Alors en se fatigant les yeux, comme toujours, sur l' écran, on pense à l'autre nostalgie.
Celle qu'on imagine encore plus malheureuse.
Elle qui était si riante...

Et nous revoilà sur les grosses racines des arbres de l'école.
Et nous revoilà à avaler notre goûter.
Et nous revoilà les maîtres du quartier tout entier.

Courant, criant, jouant, la liberté !
La liberté d'être enfant, tant qu'on y arrive.
Tant qu'on peut le rester.

Mais il n'y a pas de héros, en vérité...
Pas d'hommes superieurs aux cailloux, pas de femmes plus mysterieuses que chaque être, chaque pierre.
Pas de nuage dépassé par l'inflexible volonté.

Alors comment fait-on pour rêver si vrai, comment fait-on pour ne rien réaliser ?
Comment juste imaginer ?
Comme avant, comme enfants...
Il n'y a que ces génies qui ont évité le point de chute et qui sont restés en altitude, pas inquiétés.

Mais la légèreté tient bon.
Malgré tous ces rêves en noir et blanc pastel, malgré le vent qui file, le temps qui fait oublier le paysage... Le temps qui endort le paysage à souhait !

Asseyez-vous sur le quai, regardez juste le train. Imaginez la vie, la mort, pleurez si nécessaire, mais juste comment rêver ensemble?

Comment retrouver un objet lâché par inadvertance, pendant qu'on nous distrayait gentiment... Comment rester si généreux et comment accepter d'être, seul, resté heureux ?


Et puis oublier de se prendre au serieux, oublier les grands discours, oublier d'écrire des conneries, de faire des anaphores. Et voilà, comment tout (mais un tout très proche de rien) gâcher ?
Il faut écrire une chanson pour tout faire passer dans les violons, dans les ondes analogiques numérisées, dans les bons moments sans poésie, et comment je pourrais n'écrire que des articles heureux ? Ca serait difficile, la vie est un peu trop facile, et puis par moments on préfère faire semblant d'être très malheureux. On finit pas se dire qu'on regrette vraiment l'enfance, tu comprends. Alors on écrit tout ça, d'un trait. Après, je publie. Après, je le cache, parce que j'ai honte. Rapidement je reformule les passages vraiment foirés, je republie, je redépublie... Quelle maléfique et manigancieuse machination !
Rapidement mais en rêvassant...



Il y a des soirs où il ne fait plus trop froid.
Il y a des soirs où tout est compliqué, car l'urgence ne se fait pas sentir.
Les soirs sans alerte sont difficiles.

Bonne nuit et surtout pas de nostalgie...
Nicolas

Photos de la nuit blanche du 4 octobre 2008 à Paris.

lundi 22 septembre 2008

Solonacée


"C'est une erreur de croire qu'on peut résoudre n'importe quel problème majeur rien qu'avec des pommes de terre. " *

Je suis d'accord, mais toutes proportions gardées :

Au XVIIIème siècle, dans le Léon, un évèque a été surnommé eskob ar patatez parce qu'il avait encouragé la culture de ces nouvelles solanum tuberosum (mysterieux légumes venant d' Amérique du Sud) en période de famine !





























J'espère qu'au moins quelque chose dans toute cette musique vous aura plu ; j'ai pas de recul mais je crois que j'ai essayé de varier un peu : que toutes les chansons ne soient pas identiques ! Bref, peu importe. Contentez vous d'aimer au moins les patates.

Bonne nuit, ( bonne chance à ceux qui ont des maths à faire ! )
Nicolas

* " It is a mistake to think you can solve any major problems just with potatoes. "
Chapter 24, Life, the Universe, and Everything, toujours le même Douglas Adams, quel philosophe décidemment !

Voilà, et une photo que j'ai pris le 11 juillet 2008 à 03h08 am.

jeudi 18 septembre 2008

Musique Expérimentale

Je sors d'un anti-sommeil difficile. Cependant je me suis souvenu de ce qu'il manque : un support absenté qui me laisse un peu trop désorienté, d'un coup.


Après cette pré-introduction introduillogique, voilà une intro-citation :
[...] l'orchestre qui jouait était extrêmement las, et certain de ses membres jouaient en 4/4, d'autres en 3/4, et d'autres enfin sur un espèce de πr² bâtard, chacun en fonction de la quantité de sommeil qu'il était parvenu à s'octroyer ses derniers temps.
La Vie, l'Univers et le Reste, Douglas Adams

Voilà, c'est dit, vive les bruits divers qui font un truc joli, et dans cet article je vais essayer, probablement assez vainement, de débiter des caractères virtuels sur des débilités irrationelles.





Et après avoir écouté ça, imaginez le bruit d'un ruisseau. Un ruisseau de vie, en montagne, une fraîcheur presque vivante, rassurante. Ecoutez-le comme une musique, une musique ennivrante... Fermez les yeux maintenant. Eh oui c'est con, vous ne pouvez plus suivre la suite maintenant. Héhé, quelle ruse, maintenant que vous ne lisez plus, à cause des yeux fermés, je peux écrire n'importe quoi, personne ne s'en rendra compte ! Et voilà un article vite expédié !
Eh, mais au fait, quand est-ce que vous les rouvrirez si vous obéissez à mes consignes, mais sans pourvoir lire plus longtemps... Humm, voilà qui est ennuyeux !
Je ne voudrais pas avoir des meurtres sur la conscience.
Mort par aveuglement supravolontaire exwebbé interconnectal.
Brrr.





En espérant que vous avez survécu à ces quelques péripéties, je continue sur les sons qui font aimer la vie. En admettant que j'aie quoi que ce soit à dire ;-) . (Ce qui changerait d'habitude, me font remarquer les petits malins là-bas au fond, mais eh oh, et puis d'abord, on ne prend pas la parole comme ça, et d'ailleurs, c'est très impertinent, d'autant plus que c'est une remarque hors-sujet, et eh oh, sortez jeune homme s'il vous plaît, allez-y sortez, je ne sais pas moi... Allez donc plutôt fumer devant chez vous, ce sera mieux pour tout le monde... Oui, voilà. )





Je parlais donc du son du ruisseau qui coule, tant et si bien qu'il s'agit d'imaginer une note claire qui surgit dans l'air. Un son, une onde mécanique progressive périodique comme remarqueront certains, mais peu importe, un son poétique à couper le souffle. Enfin, couper, je ne sais pas, peut-être juste déchirer, après tout.







Eh bien, ce son déchire l'espace et le temps. Vous le sentez?
Il sent bon ? Peu importe, c'est vrai, alors écoutez-le dans votre esprit plutôt. Ajoutez y quelques notes de guitare, éparpillées.
Prenez votre temps.
Vous entendez la mélodie qui s'approche doucement ?

Très bien. Pensez à la Nouvelle-Zélande.
Quel intérêt, monsieur?
Aucun, mon garçon, sinon celui de rêver. Mais n'y prête pas d'importance (ni d'une portance, d'ailleurs...). Il te suffira d'y penser de temps en temps.
Drôle de mélange des gens rrrr.




Revenons à cette mélodie, elle était toujours là sans qu'on n' y fasse attention.
A cet instant de la lecture, le bloggueur fidèle et attentif se dira, tiens, voilà encore un de ses articles hyper-chaotiques, ça faisait longtemps, mais on dirait qu'il fait exprès... Et ce lecteur n'aura pas totalement tort, je fais tout mon possible pour m'éloigner du sujet à tort et à travers, rien que pour le luxe de chercher un style d'écriture original.
Le petit lecteur futé et avisé remarquera aussi que finalement, dans ce paragraphe, on n'est pas du tout revenus à cette mélodie comme annoncé au départ. Il faut croire que c'est en revanche pour bientôt.





A cette musique naissante, ajoutez-y des tambours, un choeur, que sais-je des hautbois ! N'oubliez pas une basse, la cornemuse et un harmonica, et pensez bien aux cuivres, et aux touches de piano ! Ecoutez là, comme elle se renforce.
Comme elle vous soutient.
Comme elle est avec toi, toi son créateur, toi sa bienfaitrice, toi la source de talents insoupçonnés !



Ecoute-là, et garde-là bien au chaud, garde-là pour les pires moments, pour les longs moments, pour avoir un soutien.

J'aurais pu conseiller de la garder dans ton coeur, mais c'est bien trop banal, n'est ce pas ? Dans cette société moderne, il est mieux vu d'être un original.
Un unique, parce que entre bientôt 7 milliards, on ne sait jamais, mieux vaut faire attention à la vie, à la mort, et à la couleur de ses chaussettes de sports.

Quelle dérive d'inepsies.
Mais cet article est-il dérivable en + l'infini ? Hugrum, huhum grrr...)

Atterrant.
Dans tout ça il reste encore la musique, et en ce moment il est bien vu d'en écouter tellement, alors ne lâchez pas, ne lâchez pas la musique. Variez et ouvrez-vous, composez et livrez vous aux sons, que ce soit par casserolle ou ordinateur interposés, mieux vaut juste essayer.
Et ne venez pas me dire que vous êtes nuls.
Jouez chez vous, pour vous, gardez en le secret, plaisir honteusement livré un jour lointain à une personne chère.





Ecoute un peu la symphonie qui s'ennuie au fond de ton esprit, et dis-toi que c'est peut-être juste distrayant.
N'aie pas honte de toi, c'est sûrement égal à beaucoup d'autres si toi c'est toi.
Et aux autres, tu montreras ton courage, tu auras essayé de composer ton toi.

Alors
Oublie pas d'être heureux !
(surtout aux moments où j'oublie de l'être ! :-p )



Voilà, ça m'a fait penser...
Blurg et Derk discutent
- Un ami charpentier m'a parlé de toits ! dit Blurg
- De moi ? demande Derk
- Non, de toits ! répond Blurg
Derk va alors voir son chef, Youiaer
- Un ami m'a parlé de vous !
- De moi ?
- Non, de vous !

Sur ce, je vous laisse vaquer à vos compositions et autres bêtises. ;-)
Bonne nuit.
Nicolas

photos : Paris, en octobre / novembre 2007...

jeudi 11 septembre 2008

Pause dans les lourdeurs



C'est vrai que tous ces messages qui parlent d'interrogations chiantes sur la vie, ça commence à être répétitif à mort ! Pour changer, mieux vaut retourner voir les messages meaningless du début, qui se prenaient moins au sérieux... En particuliers ceux-là (clique !).

J'écrirai bientôt une suite à la Physique Expérimentale et aux Apocalypses Expérimentales, sinon ce truc deviendrait trop littéraire et un peu monotone.

En attendant, tout le monde n'est pas au courant mais le monde a failli disparaître hier encore.
Et on vieilli, le vrai 11 septembre était il y a 7 ans...

Article à suivre, parce que la ça manque d' intérêt.
On pourrait même dire que ça manque de deux ou trois térêts tellement on se fait chier.
Nan, mais c'est vrai, quoi.


Ah tiens, une idée que j'ai eu le 26 août à 16h44 :
"La vie est simple quand on est optimiste !"

Je devrais tenter.

Après tout, je me suis rendu compte y a pas très longtemps, que réaliser ses rêves, c'est vraiment en partie possible !

Bonne soirée
Nicolas

mercredi 10 septembre 2008

Puissance



Le boxeur se lève doucement. Il a un goût de sang sur la langue. C'est comme s'il voulait couper la chair avec un rasoir. C'est comme s'il voulait chanter. Il entend un echo, un coeur qui bat comme un tambour, et un choeur d'église violent. Il veut mettre son poing et sa force dans les cristaux colorés qui lui font face. Il veut déchirer des livres, brûler un cahier peut-être...
Il aimerait aller au cinéma, et se lever au milieu du film, haut sur son siège, au centre de la salle, sous le projecteur, et crier. Crier pour la douceur cachée dans ceux de la salle, pour la douleur et la violence du chant d'église, pour les tambours qu'il a en lui. Il aimerait dire qu'il doit y avoir quelque chose de plus fort, plus fort, plus FORT que la FORCE elle-même. Une PUISSANCE en chacun de nous, qui s'envole parfois sans prévenir.
Ce jour là, ce moment là, ce Parfois là, on peut prendre un outil et graver la vie dans la pierre ou dans le sang. Ceux qui choisissent le sang vivent le moment ; ceux qui choisissent la pierre écrivent le monde en cherchant l'impossible immortalité. Mais la pierre, parfois, est un feu, et le sang parfois du bois : la destruction triomphe toujours. Mais qu'est ce que TOUJOURS et que JAMAIS s'il n'existe pas d'éternel ? Qu'est ce que l'éternité s'il n'y a pas d'absolu ?
Je crois qu'il ne reste qu'à se lever et à agir, comme tous ceux qui choisissent la normalité. Mais pourquoi agir alors ? Et dans quelle voie peut-on


VIVRE ?


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On peut supposer que je n'étais pas très en forme le soir où j'ai écrit ça, le 26 juillet.

Bonne nuit
Nicolas

photo : British Museum, London, the 22nd of July...

dimanche 7 septembre 2008

Brèves Bizarres


Je trouve la vie parfois belle.
La vie, elle est parfois très belle, d'ailleurs.
Un soleil, un sourire, une ambiance et un silence, parfois la vie vaut le coup qu'on la trouve belle.

Mais alors, il arrive un truc... Une invention grave, une idée rabat-joie :
les dimanches après midi...

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La vie est parfois comme un cinéma.
Des gens qui arrivent, qui partent, qui attendent. De la musique de fond, en accord, en désaccord, un instant épique, un autre ridicule...
Parfois la vie est comme un film, violente mais peu réaliste, trop triste, trop heureuse, trop folle.

Mais parfois, j'aimerais bien parler au réalisateur...

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Et parfois, tout est l'inverse de ce qu'on pensait.
Tous les projets ne sont qu'une illusion, par moments.
Tout était prévu, mais on n'avait rien prévu.
Et c'est là toute la différence... La différence, c'est l'instant : l'instant raté, mais tellement vécu !

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Bon courage à l'humanité pour ses dimanches après-midi.
Nicolas

(eh l'aut', pour qui y se prend pour causer à l'humanité ?!)


photo : En juillet à Paris

vendredi 22 août 2008

Curiosité agressive



Et
Si l'on peut vivre une vie
En une semaine
Pourquoi vivre toute une vie ?

Et
Si l'on peut mourir
D'un trait
D'un mot
Pourquoi écrire tant de mots sur la vie ?

Et
Si l'on ne peut pas tout faire dans une vie
Tout
Au gré des vents
Pourquoi est-ce que tout existe ?

Et
A quoi bon graver
La pierre ou le sang
Si la pierre s'effrite
Si le sang coagule ?

Et
Que puis-je faire ici
Si je regrette ce que je fais
Si je regrette ce que je ne fais pas
Si je me plains sans arrêt
Alors que j'aime la vie !



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Je crois que j'ai trouvé : le problème, c'est que je suis chiant ;-).

Bonne nuit à tous !
Nicolas

photo : un grenier autrichien, à la mi-août.